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Le port de Saint-Valery-sur-Somme au XVIIIe siècle

1 sept.
2 min de lecture

LE PORT DE SAINT-VALERY-SUR-SOMME

Adrien Huguet


15.5 x 22 cm - 172 pages

Cartes postales anciennes, plans, illustrations.













Les habitants citaient leur port comme l’un des plus importants du royaume par sa situation: il était le moins éloigné de Paris ; c’était par lui seul, « à l’exclusion de tous autres » que les marchands du royaume tiraient leurs draperies, drogueries et épiceries. La prompte expédition du bureau des fermes permettait de faire passer ces marchandises en trois jours à Paris, « d’où elles se distribuaient dans les autres villes et provinces voisines ». Ce port voyait passer au bas de son quai la rivière de Somme, « à la faveur de laquelle on fait remonter, avec toute la diligence possible, dans des gribannes, les marchandises destinées pour toutes les villes de Picardie ; d’où elles se distribuaient dans la Champagne, le Soissonnais, les duchés et comtés de Bourgogne ». Il recevait un nouvel accroissement d’avantages « par la perfection du canal de Picardie », grâce auquel « les commissionnaires de Saint-Valery vont faire passer par l’eau leurs marchandises jusques dans Paris ; et, par ce même canal, pourront aussi descendre toutes celles qui destinées pour la sortie du royaume ». Son entrée était facile, aussi bien que sa sortie : « les vaisseaux y sont à l’abri des vents, ce port a d’ailleurs une rade excellente appelée « la fossé de Cayeux ».

Les habitants rappelaient orgueilleusement que si Guillaume, duc de Normandie, avait fait assembler à Saint-Valery, en 1066, « plus de mille batimens » c’est que ce prince « n’avoit pas pu trouver dans ses états de Normandie un ports aussi commode pour son expédition».

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