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Une erreur judiciaire sous Napoléon III

  • Gérard Hotier
  • 17 sept. 2024
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 janv.


ÉLÉONORE VERGEOT

Pour l'amour d'un prince

Robert Lamouche

21 x 29,7 cm - 52 pages avec photos-dessins








Habitant les Flandres, Rosalie Doise fut condamnée le 12 août 1861 par le tribunal de Douai aux travaux forcés à perpétuité (elle avait échappé à la peine de mort) pour avoir assassiné son père âgé de 65 ans en janvier de cette même année. A l’énoncé du verdict, la jeune femme qui venait de perdre son premier enfant suite aux tortures infligées au cours de sa détention préventive dans un cachot de la maison d’arrêt d’Hazebrouck déclara :

« Je suis innocente, non coupable messieurs ! Et plus tard quand on retrouvera les vrais coupables, que fera-t-on de la pauvre innocente ? »


On découvre les vrais assassins !

Après l’arrestation des véritables assassins du père de Rosalie, « l’affaire Doise » fut rejugée à Amiens le 19 novembre 1862. Cette erreur judiciaire célèbre en son temps, impliqua de nombreuses personnalités dont le grand Victor Hugo qui travailla à rétablir la justice.


 Enfin acquittée, Rosalie répondit, se levant :

« Je remercie beaucoup messieurs mes juges : enfin la vérité s’est fait connaître : j’ai tant prié le bon Dieu qu’il devrait me l’envoyer ». Grâce à une souscription lancée par Odilon Barrot, le journal « Le Temps » et  Victor Hugo, Rosalie reçut une indemnisation qui lui permit d’acheter une petite ferme (avec son mari, Séverin). Elle eut 5 enfants et décéda en 1899.


Portrait de Rosalie Doise
Portrait de Rosalie Doise

par la peintre Deconinck - Musée Municipal d’Hazebrouck - Cliché : R. Degryck.



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