Mers-les-Bains à la Belle Époque
- 21 janv.
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La côte picarde à la Belle Époque
Collectif
15.8 x 24 cm - 132 pages
Résumé historique.
Village situé à l’extrémité de la vallée de la Bresle, sur le bord de la mer, en regard du Tréport. Au temps de Guillaume-le-Conquérant, la rivière de Bresle, par l’effet naturel qui, sur cette partie de la Manche, porte les chenaux sur la droite des embouchures, avait établi son cours vers Mers où était le port de la vallée dans une petite gorge.
D’après M. Désiré Leboeuf, une forteresse aurait été élevée en ce lieu à l’opposite du tréport ; son emplacement aurait été sur un terrain proche de l’église, lequel paya jusqu’en 1789 des redevances aux princes de Bourbon. On introduisait la mer dans la vallée et on y faisait du sel dont le grenier était à Mers.
Les pâturages furent données aux moines du Tréport. En 1101, Henri, comte d’Eu, fit creuser un canal de dérivation aboutissant d’Eu au Tréport. La rivière tenta plusieurs fois de reprendre son ancien lit sur la droite : en 1369, la moitié des eaux passait à Mers ; l’autre moitié au Tréport. Néanmoins le port de Mers était perdu, on continua les travaux en vue d’avantager le Tréport. On indique encore l’emplacement de l’ancien port, et on se souvient d’y avoir vu des pieux et autres restes de digues et de palissades.
Le mouillage du franc Marqué est en face de Mers.
Ce village fut le théâtre d’un combat assez vif en 1340, entre les Anglais qui y firent une descente et les habitants de la contrée qui voulaient s’y opposer. En 1523, les Anglais descendirent près de la pointe du hâble du Tréport, qui était plus près de Mers, on les accueillit à coups de fusil pendant que leurs navires tiraient sur Mers ; mais ils furent encore repoussés.
Il y avait des salines au Xe siècle.
C’est le lieu de naissance de Lefort, docteur médecin en chef de la marine, en 1808.
Florentin Lefils, 1868



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