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Aperçu de Gamaches en 1860

  • M.-F.-I. Darsy
  • 10 sept. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 janv.


GAMACHES ET SON CANTON

M.F.I. Darsy

Ouvrage paru en 1854-56 - 14 x 21 cm - Réédition 230 p. avec illustrations, cartes postales anciennes 


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Si, arrivant à Gamaches par la route départementale qui vient d’Amiens, vous descendez la rampe rapide qui court en serpentant sur les flancs du coteau, son aspect vous charme. Rien de gai comme ces verdoyantes prairies des deux vallées qui viennent là se marier, comme cette ligne sombre et imposante de la forêt, comme ces ondulations des coteaux mamelonnés qu’elle couronne. Le bourg s’appuie en demi-cercle sur la rivière de Bresle. De ces murailles, de ces tourelles qui l’enfermaient et le fortifiaient jadis, rien ne s’aperçoit de loin ; seule l’une des blanches tours du château s’élève encore orgueilleuse à gauche, tandis qu’à droite une haute et délicat cheminée à vapeur lance vers les cieux des nuages d’une fumée noire et épaisse. Les fossés profonds, ouverts jadis au pied des fortifications, se montrent encore çà et là plus ou moins comblés ; et de ces murailles de tufs et de moellons qu’avaient élevées au XIe siècle Bernard de St.-Valery, on ne rencontre plus que quelques débris enfouis sous les broussailles. Ces murs s’appuyaient d’une part sur la rivière rapide et profonde alors, et de l’autre sur la forteresse qui complétait le système de défense. Cinq portes donnaient accès dans la ville. Les ouvertures actuelles sont encore les mêmes. C’étaient les portes de Blangy et de Beauchamps situées aux extrémités d’une voie qui traversait Gamaches dans toute sa longueur, sous les noms de rue du Frien, Grande rue et rue Tompoiré, et qu’interrompait seulement, entre les deux premières, un profond ravin creusé par les eaux sauvages dans le canal de décharge de la Vimeuse, qui aboutissait derrière le château à l’un des bras de la Bresle; puis encore les portes de Normandie et de Lambercourt placées aux points extrêmes d’une autre voie coupant la ville dans sa largeur, sous les noms de rues de Lambercourt et de la Chaussée ; et enfin la porte d’Abbeville ouvrant sur la vallée de Visme, au bout de la rue de Glicourt qui longe la grande halle. Ne semble-t-il pas que la rue de Glicourt soit la corruption de la rue d’Hélicourt, village où elle mène d’ailleurs directement ?

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