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Eu en 1900, l'hôtel de ville et la place Carnot

  • 28 avr.
  • 2 min de lecture


EU et ses environs

à la Belle Époque


Jules Périn et Paul Cagé

14.5 x 21 cm - 124 pages












En sortant de l’Eglise par le petit portail latéral, on trouve à gauche, adossée au mur du pourtour, une fontaine semi-circulaire en granit, portant cette inscription :

« L.P. d’Orléans, Comte de Paris, a fait ériger cette fontaine, en souvenir de la restitution du Château d’Eu à sa famille. MDCCCLXXV. »


A droite, en avant du Château, on voit l’Hôtel de Ville, dont la construction fut commencée par Louis-Philippe, en 1848.

Destiné à servir de dépendances au Château, ce bâtiment fut acheté par la Ville à la vente des biens d’Orléans. Il fut affecté aux bureaux de la Mairie, avec accès sur la place Carnot, et à l’installation du Tribunal de commerce et de la Justice de paix, dont l’entrée est du côté de l’Eglise.

Au fond, se trouve une salle de Théâtre contenant les décors du théâtre du Château, aussi achetés en 1852. On accède à cette salle par la rue du Tréport.

Dans la grande salle du Conseil municipal, à l’angle de la place Carnot, près le petit portail de l’Église, on remarque l’original de la charte de 1151, le tableau chronologique des Maires de la Ville d’Eu et un joli tableau représentant « saint Sébastien ».

Au premier étage du bâtiment, sur la rue du Tréport, se trouvent le Musée-Bibliothèque, la Bibliothèque populaire, ouverte tous les dimanches, de 9 heures à 10 heures du matin. Dans le Musée naissant, se voit une assez jolie collection d’oiseaux, notamment offerte par M. Fernand Gauthier, d’Amiens.

Les sous-sols de l’Hôtel de Ville renferment aussi des morceaux d’architecture détachés de l’Eglise, lors de ses dernières réparations. Il est certes bien regrettable que l’architecte n’ait pas cru pouvoir laisser ces merveilles de sculpture à la place qu’elles occupaient dans l’ancienne basilique. A gauche de l’Hôtel de Ville, le Café des Tribunaux et le Café Briet.

Du côté de la place opposé à l’Hôtel de Ville, une Halle en fer a été construite en 1897 pour remplacer la vieille Halle en bois, démolie en 1882, vieille Halle aux piliers qui inspirait à M.Robida dans La Vieille France : Normandie, p. 231, ces quelques lignes :

« J’y ai connu, en des temps peu lointains encore, devant l’Eglise, une vieille Halle en charpente, qui s’en est allée où vont, hélas ! l’une après l’autre, toutes les vieilles Halles de bois... »

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