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Coucy et son château, une visite en 1910

  • 24 févr.
  • 2 min de lecture

L'Aisne vers 1900

Histoire - Géographie - Description


Victor-Adolphe Malte-Brun

et

Victor-Eugène Ardouin-Dumazet

15 x 21 cm - 166 pages








Puis voici la « montagne » de Coucy aux roides parois, projetée au-dessus de la vallée. La ville et le château la couronnent de remparts flanqués de tours de fière allure, au-dessus, géant, évoquant l’idée d’un Colisée, le donjon s’élance, œuvre sans rivale de l’architecture militaire du Moyen Âge.

Aux soleils du midi et du couchant, la montagne présente des pentes que la culture a gagnées. A l’abri des vents, de petits vignobles, des champs de haricots et de pommes de terre donnent l’impression de la richesse. Un chemin les traverse et conduit à l’entrée de la ville, porte flanquée d’une énorme tour. Ville exiguë, moins grande et populeuse que bien des villages, il n’y a pas 700 habitants dans l’enceinte, mais elle a conservé l’aspect des petites capitales seigneuriales d’autrefois. Grâce à la pierre blanche dont les plus humbles demeures sont construites et à leurs pignons dentelés, la mignonne cité cadre à merveille avec la forteresse titanique d’Enguerrand.

Titanique n’est pas une expression trop forte. Coucy semble fait à la taille d’une garnison de géants. S’il faut quelque effort et des facultés d’archéologue pour reconstituer, entre la puissante enceinte, les édifices réduits aux substructions, le donjon est debout, béant – les étages ayant perdu leurs voûtes – et donne une inexprimable impression de force, les murs épais de sept mètres, creusés de galeries, d’escaliers, de chicanes guerrières, montent jusqu’à 55 mètres au-dessus du fond des fossés, le diamètre de l’énorme tour dépasse 30 mètres. Les arrachements des voûtes effondrées révèlent l’antique splendeur de l’édifice.

 


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