La vigne en pays laonnois
- Yves-Marie Lucot
- 24 sept. 2024
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 janv.

CHRONIQUES DE LA VIGNE ET DES VENDANGEOIRS
DU PAYS LAONNOIS
PRIX DU LIVRE DE PICARDIE - RÉGIONALISME 1994
Yves-Marie Lucot
14,5 x 21 cm - 96 pages - Illustrations
Les vendangeoirs... maisons aux charmes discrets.

Il y avait des châteaux-vendangeoirs,
des abbayes-vendangeoirs :
Saint-Vincent de Laon, Cuissy, etc.,
des prieurés-vendangeoirs :
Corbeny, des presbytères-vendangeoirs,
des vendangeoirs bourgeois et de modestes maisons vigneronnes...
Maxime de Sars recensa plus de trois cents vendangeoirs dans le pays laonnois. Il s’agit bien d’un empire. A l’origine, vers le XVIe siècle, le vendangeoir ne représentait que la pièce où on pressait le jus de raisin. Et rien d’autre. Toutefois nous tirerons le vin qui nous intéresse des figures de rhétorique, de la métonymie, du signe pour la chose signifiée. Dans les celliers de jadis se pratiquait la vinification. On les appelait donc “vendangeoirs”, puis avec l’usage du temps, le terme s’est étendu à l’ensemble des bâtiments d’une propriété vinicole. Chose on ne peut plus curieuse aux regards des notaires, la généralité du mot “vendangeoir” ne serait apparue qu’au moment où la vigne périclitait à la fin du XVIIIe siècle, quelques années avant la Révolution.

コメント