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Qui se souvient des pommes d'antan ?

  • Michèle Didou-Manent
  • 19 nov. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 janv.


POMME DE REINETTE ET POMME D’API  

Histoire - Tradition - Culture - Botanique -

Phytochimie Biologie - Diététique de la pomme  

Collectif : Dr Tran Ky - Dr Jean-Michel Guilbert et

Pr Michèle Didou-Manent 

15 x 21 cm - 216 pages - Illustrations N/B et couleur




Vers le milieu du XIXe siècle, un fermier gentilhomme américain de l’Iowa, M. Hesse Hiatt, découvrit un jour dans son verger un nouveau pommier. Les premières pommes récoltées avaient une si belle robe jaune dotée d’un goût acidulé si inhabituel et surtout d’une productivité si intéressante que notre fermier décida à en développer la culture à l’échelle industrielle. Il la baptisa du nom de « golden delicious ». Une appellation magique qui allait lui permettre de conquérir d’abord le Nouveau Monde en quelques années. Puis ce golden fit en sens inverse le chemin de Christophe Colomb et gagna l’Europe où il finit par régner en maître dans nos supermarchés.L’âge de déclin des autres pommes commence. L’une après l’autre, nos espèces traditionnelles passent au second rang. Elles disparaissent, exterminées comme furent jadis les dinosaures. Désormais, on ne verra partout que ces « golden » fades, frigorifiés, nourris aux engrais, protégés par les pesticides, d’un goût standardisé, d’un jaune terne, d’une taille parfaite, calibrée, irradiée, empaquetée, cirée, conditionnée au conservateur, garantie par le code-barre. Le fruit de l’Eden entre dans l’ère de la monotonie, rendement et marketing obligent. 


Où sont les odorantes et savoureuses « Joséphine d’été » de nos parents, les «borowski», les « alexandre », les « brabant belle fleur », les « reinettes du roi », les « Robert de Rennes », les « merveilles d’hiver »... ? Rien que pour la seule « caville rouge », il existait, un siècle à peine avant le triomphe du golden, plus de 32 variétés sur le marché ! Elles ont complètement disparu depuis, décimées non pas par les chenilles, mais par l’inondation des flots monotones et implacables de « golden ». Qui de nous se souvient encore de ces « pommes princesses » en fleur que peignait Van Gogh, de ces « api étoilé » de Cézanne, de ces « pommes figues » au soleil d’or de Braque ? Y a-t-il encore un poète pour chanter leur requiem ?


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