Jean de Poutrincourt, soldat brave et pilote de navire
- 31 mars
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POUTRINCOURT
AVENTURIER PICARD EN ACADIE
Jean-Claude Collard
Format 15 x 22 cm
206 pages documents N/B, cartes, photos, illustrations
Les quatre fils de Florimond et Jeanne : quatre soldats…L’union de Florimond de Biencourt et de Jeanne de Salazar donne, entre autres enfants, quatre fils. Jean est le cadet.Comme d’autres membres de la maison des Biencourt, il ajoute à son nom le patronyme de Poutrincourt et se fait couramment appelé Jean de Poutrincourt.
Le village de Poutrincourt est un petit hameau à quelques kilomètres de Lanchères, près de Saint-Valery-sur-Somme. Florimond de Biencourt y possède une demeure (château ? manoir ?), quelques terres et un moulin.
De cette maison seigneuriale il subsiste encore aujourd’hui les vestiges 12 d’une sorte de donjon construit sur une assise de tuf ; le rez-de-chaussée est élevé avec des murs de briques à damiers de silex du plus bel effet ; ils sont doublés à l’intérieur de blocs de craie ; les restes des murs des deux étages ne sont faits que de blocs de craie offerts aux intempéries.
La mer était toute proche de cette tour de guet. On peut imaginer que, du haut de ce belvédère, le jeune Poutrincourt scrutait les flots tout en rêvant aux pays de l’autre côté de l’horizon…
Le corps de logis était constitué de quelques bâtiments « à la picarde », murs en torchis sur une assise de briques.Plusieurs fois par an la famille quitte le château de Saint-Maulvis pour y séjourner avec son équipage.
Plus tard, Jean recevra en héritage le moulin de Poutrincourt qu’il ne conservera d’ailleurs que peu de temps.Toute sa jeunesse est marquée par les guerres de religion. Très liés à la famille de Guise, les quatre frères combattent tout naturellement à leurs côtés.
En 1597, Jean de Poutrincourt n’a que dix ans quand s’éteint son père Florimond.
Comme cadet de la famille, il est destiné à l’ordre religieux de St Jean de Jérusalem…
Mais son manque d’enthousiasme pour prononcer ses vœux et surtout la disparition prématurée de deux de ses frères l’éloignent de la carrière religieuse pour l’engager dans celle des armes.
Pleine de tendresse et d’attention pour son cadet, sa mère Jeanne de Salazar s’attache à ce que son éducation soit la plus complète possible : à la formation militaire, s’ajoutent l’apprentissage du pilotage des navires, l’étude du latin et de la musique…
Jean possède alors d’indéniables qualités dans la conduite des navires : en plusieurs occasions, lors de ses voyages en Nouvelle-France, sa grande maîtrise de la navigation, alliée à son sang-froid, sauveront vaisseau et équipage. Certains, comme A. Huguet, prétendent que c’est au large de Saint-Valery-sur-Somme qu’il fit son apprentissage, d’autres comme Jean Estienne que c’est en Méditerranée avec les pilotes de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Comme son père était gouverneur du duché d’Aumale, Jean a tout naturellement noué des relations à Dieppe, en particulier avec des capitaines qui commercent le long des côtes africaines ou s’aventurent à traverser l’Atlantique : c’est probablement là qu’il se passionne pour les navires, la mer et les voyages et qu’il apprend à naviguer.



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